La monnaie et le financement

La monnaie peut être un concept très abstrait malgré le fait qu’on en ai l’utilité chaque jour ! En Prépa économique et commerciale, l’on approfondit au travers d’un chapitre sur la monnaie et le financement, les caractéristiques de la monnaie, son importante et son instauration au file des époques. Avoir des notions de bases sur le financement et la monnaie est très important pour changer son regard sur les banques, le financement de la monnaie et sa réalité ! Cela bien sur rattrape de près ou de loin le programme de terminale ou de première. J’espère qu’il n’y aura pas trop d’erreur.

La Monnaie est un instrument de paiement général, échangeable sans délai, ni frais, ni perte de valeur nominal, contre tous biens, services, ou actifs financiers. C’est un moyen de régler ses dettes au cours légal sur un espace donné.

Marché Monétaire ≠ Marché Financier : Sur les marchés monétaires on échange des actifs qui peuvent être transformés rapidement en moyen de paiement (liquidité) alors que sur les marchés financiers on échange des actifs, mais surtout des fonds prêtables, qui peuvent être également en moyen de paiement mais avec un certain délai et a plus longue échéance.

Fonctions de la monnaie:

  • Intermédiaire des échanges : C’est ce que devrait faire la monnaie si elle fonctionne correctement. Elle permet d’éviter le troc. S’il y a une non coïncidence des besoins, le troc est impossible, il faut alors un intermédiaire qui puisse permettre d’échanger ce dont l’on a besoin.
  • Réserve de valeur : Fonction qui peut être remplie par d’autres actifs (financiers ou réels), mais jamais avec la même liquidité que la monnaie. Cela suppose que la monnaie ne souffre pas d’inflation. Sinon sa valeur baisse. Plus la stabilité des prix est élevée, plus cette fonction de valeur est correctement remplie.
  • Unité de compte : On peut exprimer les prix relatifs en n’importe quel bien (Walras), mais il vaut mieux disposer d’un bien spécialement dévolu à cet effet : le numéraire.

Autres échanges non monétaires :

  • Le troc n’existe pas, c’est comme l’état de nature.
  • Echange-don (M. Mauss) : Dons et contre-dons, articulés autour de la triple obligation de « donner-recevoir-rendre », créent un état de dépendance qui autorise la recréation permanente du lien social. Dans certaines sociétés moins évoluées, les échanges se font par les dons et les cadeaux puis on doit refaire des cadeaux en échange. Soit décentralisé soit centralisé par des chefs.
  • La Kula =/= Potlatch (système très centralisé où les tribus se font la guerre à grand coup de cadeau, celui qui devient le chef doit faire des dépenses somptuaires donc il a plus de pouvoir, il détruit de la valeur pour ne y être attaché). Ils se passent de monnaie mais ne troc pas.

HISTOIRE RESUME DE LA MONNAIE 

De la proto-monnaie à la monnaie métallique 

  • Proto-monnaies: Sont avant la monnaie et y ressemblent. Les proto-monnaies ne sont pas nécessairement métalliques: bétail (capita), esclaves, morceaux de sel (les métaux sont rares). Le bétail est l’unité de compte mais on n’échange pas forcément des bœufs. On peut avoir des proto-monnaies qui coexistent avec la monnaie métallique mais à cause de sa rareté, c’est pas que métallique. Les soldats romains étaient payés en sel (=salaire). Ça sert d’unité de compte car il n’y a pas assez de monnaie métallique, mais il peut échanger son sel contre de la monnaie métallique.

 

  • Les monnaies métalliques existent parce qu’elles ont une valeur due au métal utilisé. Les métaux précieux ont la faculté de moins s’altérer, donc de conserver leur valeur et d’être facilement divisibles (l’or, en particulier). Garde le même poids et le même titre (pureté – 95% d’argent par exemple). Les premières monnaies métalliques sont battues par des associations de marchands, des cités, ou des empereurs pour garantir leur authenticité et leur valeur. Elles sont liées à des pouvoirs politiques et religieux qui garantissent la valeur (les premières dans le temple de Juno Monéta, d’où monétaire). Pas de lien direct entre leur valeur nominale et la valeur réelle de la pièce. Graeber : Lorsqu’une armée de conquête conquiert pour assouvir, il faut pendant le temps de l’occupation continuer à commercer et avoir des relations avec les gens qui sont assiégés pour les échanges. Pour cela vaut mieux avoir une monnaie métallique car on a plus confiance (sinon c’est des dettes de guerres qui sont jamais honoré).
  • Développement de système de reconnaissance de dette. Il y avait déjà des crédits à l’antiquité, la monnaie avait déjà unité de compte et réserve de valeur.
  • Une reconnaissance de dette est un écrit par lequel une personne, le débiteur, s’engage à payer une somme d’argent à une autre, le créancier.
  • Epoque médiévale

 

  • Éclatement du pouvoir politique en une multitude de petits pouvoirs politiques locaux avec leur propre monnaie. Développement de l’argent notamment comme unité de compte (Charlemagne crée la Livre d’argent pour arrêter la compétition entre les monnaies (1 Livre > 150 deniers > ? sous)). La livre finit par être une unité de compte. On a une dette en livre mais la monnaie échangée pour rembourser ne sera pas forcément voire pas du tout des livres.

On commence à inventer des instruments pour échanger des reconnaissances de dettes.

  • Venise en 1494 : Développement de comptoir où l’on a les dettes et les créances.
  • Comptabilité a deux partis: L’actif (ce que l’on a) et la Passif (ce que l’on doit).
  • Actif = Emplois (ce qu’elle possède) / Passif = Ressources (d’où ça vient). C’est du patrimoine, du stock et pas des flux.
  • L’on peut alors échanger plus facilement des reconnaissances de dette l’on voit la différence entre notre actif et notre passif et cela empêche les disparitions ou entrée inopinée de ressources, c’est plus clair.

 

Invention de la lettre de change (fin Moyen-Âge) :

  • Les banques prennent le risque (en échange d’intérêt) de ne pas être payé, et cela permet aux fournisseurs d’être payé maintenant ou de changer la monnaie, c’est un intermédiaire. Escompter une lettre de change (banquier) prend sur lui le risque de ne pas être payé, il lui fait crédit (avec un taux d’intérêt). Cela permet également d’accélérer les échanges car l’intermédiaire (la banque) permet une presque instantanéité de remboursements aux fournisseurs. Les banquiers peuvent avoir plus de passif (reconnaissance de dette) de leur client que d’actif, ils prêtent de la monnaie qu’ils n’ont pas pour l’instant, ils émettent des certificats disant qu’ils peuvent rendre l’argent mais pas tout de suite.
  • C’est les « billets de banque». Les banques privées auprès desquels on peut encaisser les billets.
  • Il a donc création de monnaie fiduciaire car le billet peut être échangé à un autre agent, tant que l’argent n’est pas remboursé (éteindre la dette initiale) à la banque, il y a création de monnaie.

 

  • Création monétaire = monétisation d’une créance.

Cette conclusion est l’une des choses les plus importantes à retenir ! Il y a aussi le système où la contrainte métallique est grande voir totale, c’est-à-dire que l’on ne peut créer en monnaie que ce que l’on détient en or principalement ou en autres métaux précieux pour éviter tout risque. Or de nos jours, la monnaie est la monétisation d’une créance, dès ce moment, le système monétaire est basé sur la confiance, l’on doit avoir confiance et ne pas douter du fait que la monnaie que l’on a entre les mains n’a aucune valeur car cela peut créer des paniques bancaires et autres mouvements de masse qui créeront de l’hyperinflation et destabiliseront toutes la société, les systèmes monétaires et les pouvoirs politiques en place, comme c’est le cas notamment au Vénézuela.

 

En espérant que cet article ai pu être un minimum instructif et ne contient pas trop d’erreur.

Pauline Tabouret, ancienne élève de terminale ES.

Starters, entrées, مقدمات



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السلطة المغربية (شلاضة بالدارجة المغربية) خليط من الخضراوات الاتية
طماطم
بصل
فلفل اخضر
خس اخضر
وقليل من الملح والفلفل الحار كزبرة

والكل يعلم الفوائد الصحية للخضراوات
هذه السلطة المغربية، ذات المذاق اللذيذ، تتميز بسهولة تحضيرها ومكوناتها لاتحتوي على مواد سامة كالمبيدات الحشرية
والمائدة تحتوي كذلك على سلطة الباذنجان وتحيضيرها يتطلب وقتا لطهي الباذنجان وهرسه وإضافة فص من الثوم وملعقة من زيت الزيتون وكمون
ضع السلطتان في البراد لمدة عشر دقائق قبل ان تقدمهما لافراد اسرتك او لضيوفك

EC2/2018

 

CORRECTION EC2

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Le document est un tableau statistique publié par l’INSEE en 2013. Il porte sur l’évolution des contributions de la demande globale à la variation annuelle du PIB en volume exprimée en %. La demande globale comprend quatre composantes dont les contributions à l’évolution du PIB sont mesurées en points de %.
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Trois périodes sont distinguées durant lesquelles on constate des fluctuations économiques. Les données du tableau permettent d’illustrer le rôle de chacune des composantes de la demande globale dans les fluctuations économiques telles que représentées par les variation du PIB en volume de 1974 à 2011, en France.
La croissance économique constatée en 1974, soit une hausse du PIB en volume de 4,7%, est due essentiellement à la contribution des dépenses de consommation qui s’élève à 2,6 points de %. Le solde extérieur des biens et service contribue également pour 1,2 point de % à cette croissance du PIB en volume.
Les récessions de 1975, 1993 et 2009 ont pour origine une forte baisse de la contribution des dépenses de consommation et une contribution négative de la formation brute du capital fixe.
Les dépenses de consommation finale et la variation de stocks contribuent positivement à la reprise de la croissance économique en 2010 et sa poursuite en 2011, avec une augmentation du PIB en volume de 1,7% puis 2%. En revanche, le solde extérieur n’y contribue pas.
Conclure
Par conséquent, les fluctuations économiques s’expliquent par les composantes de la demande globale.