On ne prête qu’aux riches ?


Deux questions

Vous pensez peut-être que les événements économiques affectent les autres et vous épargnent et tant que vous gardez votre emploi ou que votre affaire ne périclite pas, tout va bien dans le meilleur des mondes mondes possibles. A mon humble avis, c’est une illusion qui finira par tomber parce que les illusions obéissent aussi à la loi de la pesanteur.

Pensez-vous que les emprunteurs sont tous pareils ? Les banquiers vous répondront par la négative. La crise des subprimes permet de comprendre pourquoi. Il existe en effet au moins deux sortes de crédit :

• Les crédits hypothécaires (a mortgage loan) subprimes que le prêteur, votre chère banque, vous accordera parce qu’il estime que vous êtes un emprunteur à risque. En 2006, ces prêts présentent des caractéristiques qui ont contribué à la crise. Ils comportaient en effet une part croissante de taux d’intérêt variables. Ils ont permis de financer l’acquisition de biens immobiliers.
• Les crédits prime qui seront octroyés aux emprunteurs qui ne font pas courir à la banque de risque en raison de leurs capacités à rembourser et des garanties de bonne qualité.

Une question à laquelle il est aisé de répondre : ces crédits ont-ils été accordés en période d’expansion ou de ralentissement économique ou de récessions ? La réponse est facile et permet de comprendre pourquoi les banques auraient joué un rôle négatif en accentuant les fluctuations économiques. Est-ce dû à une prudence excessive ? Des études académiques montrent que ce sont davantage les banques privées qui ont durci leurs conditions d’offre de crédit que les banques publiques pendant les phases d’instabilité de la croissance évoquées ci-haut.
Aux États-Unis, le rôle des banques, selon la théorie du cycle de crédit, n’est pas négligeable quant au durcissement des conditions de prêts à partir de 2008.

Ce qui s’est passé en 2006

“The subprime mortgage crisis occurred when banks sold too many mortgages to feed the demand for mortgage-backed securities sold through the secondary market. When home prices fell in 2006, it triggered defaults. The risk spread into mutual funds, pension funds, and corporations who owned these derivatives.”

Source : https://www.thebalance.com/subprime-mortgage-crisis-effect-and-timeline-3305745

Traduction

La crise des prêts hypothécaires à risque s’est produite lorsque les banques ont vendu trop d’hypothèques pour répondre à la demande de titres adossés à des créances hypothécaires vendus sur le marché secondaire. Lorsque les prix des maisons ont chuté en 2006, cela a déclenché des défaillances. Le risque s’est étendu aux fonds communs de placement, aux fonds de pension et aux sociétés propriétaires de ces dérivés.

 

“Mortgage-backed securities are investments that are secured by mortgages. They’re a type of asset-backed security. A security is an investment that is traded on a secondary market. It allows investors to benefit from the mortgage business without ever having to buy or sell an actual home loan. Typical buyers of these securities include institutional, corporate or individual investors.
When you invest in an MBS (Mortgage-backed security), you are buying the rights to receive the value of a bundle of mortgages. That includes the monthly payments and the repayment of the principal. Since it is a security, you can buy just a part of the mortgage. You receive an equivalent portion of the payments. An MBS is a derivative because it derives its value from the underlying asset.

Source : https://www.thebalance.com/mortgage-backed-securities-types-how-they-work-3305947

Traduction

TLes titres adossés à des créances hypothécaires sont des investissements garantis par des hypothèques. Ils constituent un titre financier adossé à des actifs. Un titre est un investissement négocié sur un marché secondaire (la bourse des valeurs, le marché primaire étant le lieu d’émission). Il permet aux investisseurs de bénéficier de l’activité de prêt hypothécaire sans avoir à acheter ou à vendre un prêt immobilier réel. Les acheteurs types de ces titres comprennent les investisseurs institutionnels, les entreprises et les particuliers.
Lorsque vous investissez dans un MBS, vous achetez les droits pour recevoir la valeur d’un ensemble d’hypothèques. Cela inclut les paiements mensuels et le remboursement du capital. Puisqu’il s’agit d’un titre, vous ne pouvez acheter qu’une partie de l’hypothèque. Vous recevez une partie équivalente des paiements. Un MBS est un dérivé car il tire sa valeur de l’actif sous-jacent.

 

Les conséquences

Comment les entreprises et les ménages qui ont désormais un accès bien moindre aux financements bancaires réagissent-ils ?

En 2008, on constate que les taux de variation des crédits aux entreprises et surtout aux ménages, dans la zone euro, ont baissé (d’après les données de Natixis, 2008). La même année, le PIB en volume enregistre également un ralentissement.

Restrictions de l’offre de crédit et hausse des taux d’intérêt ont fini par reporter les projets d’investissement. Or, la contraction de la demande a des répercussions négatives sur l’offre de biens et de services et enfin sur le PIB. Cela signifie que les achats à tempérament par les ménages et des moyens de production par les organisations productives et notamment les entreprises sont insuffisantes pour entraîner la croissance économique.
Les crises immobilières et financières ont eu un impact négatif sur la sphère réelle.

Auteur : lamssasite مدونة

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