Romans britanniques : Rebecca (2/3)


On demande à Monsieur de Winter et à sa nouvelle épouse de relancer le bal costumé à Manderly. Le bal devait être organisé en l’honneur de Mme de Winter en tant que mariée. M. de Winter et son épouse ont alors accepté l’idée. Cela souleva la question de savoir quel costume Mme de Winter allait porter. C’est Mme Danvers qui a trouvé une solution et voici ce qu’elle a dit à Mme de Winter: «Je me demande pourquoi vous ne copiez pas une des photos de la galerie … Toutes les photos de la galerie feraient du bons costumes, surtout celui de la demoiselle en blanc, avec son chapeau à la main. ». Pages 198-199.Cette suggestion en fait n’annonce rien de bon venant de la part d’une gouvernante qui cache à peine son hostilité à l’égard de la nouvelle épouse (tout en usant des bonnes manières ) et étant donné son attachement obsessionnel à Rebecca.

L’acoutrement de Mrs. de Winter a produit un effet désastreux sur son mari et elle s’est rendue compte de l’erreur commise en tombant dans le piège tendu par Mrs. Danvers. Son mari était abasourdi par l’apparition de sa seconde femme dans le costume de Rebecca. Plus précisément, Rebecca avait porté le même costume avant sa mort. De Winter ordonna à la malheureuse seconde épouse d’enlever ce costume. Le lecteur comprendra qu’il s’agit d’une matérialisation de la haine que la gouvernante éprouve pour la nouvelle épouse qui est anormalement naïve et crédule. La gouvernante fait preuve de fanatisme très difficile à maîtriser même par son employeur Maxim de Winter.

Pour conclure, il faut dire que le mari est en colère et bouleversé et que sa seconde épouse (la narratrice) traverse des moments difficiles à cause de son plan raté.

Madame Danvers, la vielle gouvernante, éprouve non seulement de la haine pour la seconde et jeune épouse de de Winter mais aussi du mépris. Pourtant, il n’a jamais été question pour cette épouse d’agir et d’utiliser tous les moyens afin de remplacer Rebecca. Mais convaincre l’irascible madame Danvers de cela était peine perdue.

En l’absence de de Winter, la gouvernante a perdu son sang froid et s’est montré très menaçante allant jusqu’à inciter la nouvelle épouse, profondément désemparée et incapable de se défendre, de se suicider en se jetant par la fenêtre. On voit ici comment Daphné du Maurier décrit avec une extrême précision les sentiments des deux personnages. Cette scène donne une irrésistible envie au lecteur d’intervenir et nous fait sentir notre incapacité à faire face à la violence et à la folie engendrées par l’obsession.

Ce sont des bruits d’explosion qui ont mis fin à la scène décrite ci-dessus. On apprend qu’un navire a débarqué là-bas dans la baie. Un navire naufragé. Dans un navire échoué près de la propriété Manderley, un plongeur a été envoyé et il a découvert là un trou dans son fond et un corps dissous. Le lecteur doit noter que les découvertes effrayantes ont été faites sur le voilier de Rebecca. Page 263. En fait, Maxim a identifié un autre corps qui s’était échoué peu de temps après la mort de Rebecca.

«C’est le corps de Rebecca allongé sur le sol de la cabine et la femme enterrée dans la crypte n’est pas Rebecca (…) C’est le corps d’une inconnue (…). ». Page 266.

Maxim de Winter parvient à dire à sa femme qu’il a tué Rebecca. Nous aborderons cette question dans la dernière partie de ce résumé (3/3).

Auteur : Salahdnl

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