F.D. dans l’impasse


Histoire d’histoires

Histoire de F.D.

Né en Afrique dans une ferme

Né dans une campagne africaine, il a passé son enfance dans une ferme avec ses parents dans un groupe de logement de 40 à 50 personnes. Il a été scolarisé dans l’unique école du village, située à environ 3 km, et il y allait à pied. 

Décrochage scolaire 

Il convient de mentionner que F.D.  a quitté l’école très jeune. Nous ne savons pas quelle est l’extrême nécessité qui a été la cause de ce décrochage scolaire.  

Des regrets ?

F.D.  avoue que la plupart des membres de sa famille n’appréciaient pas son comportement, mais souligne qu’il n’est pas juste que quelqu’un puisse lui attribuer tous les mauvais comportements. Les jeunes ont des raisons que les adultes ignorent et ces derniers ont également les leurs. D’aucuns parleraient du conflit des générations. Les adultes, et a forciori les parents, s’inquiètent comme leurs parents l’ont fait avant.  

Le temps a passé vite.  

Salaire décent et coûts minimes  

Vers la fin des années 90, il travaillait pour une entreprise d’informatique dans l’une des villes les plus peuplées d’Afrique, mais où il y avait des offres d’emplois plus conséquentes.  Il recevait un salaire mensuel convenable qui lui a permis de compenser les dépenses de formation qu’il avait effectuées auparavant.  Il avait supporté une très petite fraction du coût de la vie.  

Les croyances et les perceptions les plus courantes 

F.D a épargné une partie de son salaire en évitant le gaspillage, mais, selon les perceptions les plus courantes dans la famille, la rue et le quartier, il est inévitable de prendre le large, de quitter le cocon familial et son pays vers d’autres continents et pays, pour assurer sa prospérité. Ailleurs est toujours mieux que chez soi, son pays.  

F.D. à l’instar d’autres jeunes qui quittent les villes et les villages, il espère se bâtir un avenir meilleur pour eux-mêmes, leurs parents et leur pays.  

Partir ou repartir? 

F.D a quitté la ville densément peuplée pour s’installer avec son frère qui habitait dans une ville située à la périphérie d’une capitale européenne plus peuplée encore. Il a accumulé un capital humain non negligeable et occupé des emplois convenables. Il a même créé sa propre entreprise. Mais F.D. demeure dans une situation précaire, dans l’impasse. N’était-ce la soldarité des membres de sa famille, il aurait connu la marginalisation sociale. C’est un tel gaspillage… 

Dilemme
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