Education anglaise

Brontë, page 362.

335 mots

  • Des préjugés de classes ?

J’ai poursuivi mes efforts à l’école du village aussi activement et fidèlement que possible. Au début, c’était un travail dur. Un certain temps s’est écoulé avant que je comprenne mes élèves compte tenu de tous mes efforts. Totalement ignorantes avec leurs esprits assez engourdis, elles semblaient désespérément apathiques.

  • Il y a toujours lieu d’être optimiste

Il y avait des différences entre elles ainsi que parmi les personnes qui étaient instruites; et quand nous avons appris à nous connaître, cette différence s’est accentuée. Leur étonnement à mon égard, mon langage, mes normes et mes façons de faire, une fois atténué, j’ai trouvé que certaines de ces campagnardes d’apparence lourde s’étaient révélées vives d’esprit. Beaucoup se sont montrées serviables et aimables; et j’ai découvert parmi elles des personnes faisant preuve de politesse naturelle et de dignité personnelle innée et possédant d’excellentes capacités, ce qui a suscité ma bienveillance et mon admiration. Ces filles ont très vite pris plaisir à bien travailler, toujours être soignées de leur personne, apprendre régulièrement leurs tâches, à acquérir des manières correctes et à se montrer calmes. La rapidité avec laquelle elles progressaient, dans certains cas, était encore plus surprenante; honnêtement j’en étais heureuse et fière : de plus, j’ai personnellement commencé à apprécier les meilleures filles; et elles m’ont aimé. J’ai, parmi mes élèves plusieurs filles de paysans, de jeunes femmes presque adultes. Ces dernières savaient déjà lire, écrire et coudre. Je leur ai enseigné la grammaire, la géographie et l’histoire et la fine couture. J’ai trouvé parmi elles des personnages digne d’estime-désireuses de s’informer et de s’améliorer- avec lesquelles j’ai passé d’agréables moments dans leurs propres maisons.

  • Reconnaissance mutuelle

Leurs parents (le fermier et sa femme) m’ont montré beaucoup d’attention. C’était agréable d’accepter leur simple gentillesse et la rendre par des égards-un respect scrupuleux de leurs sentiments- auxquels ils n’étaient peut-être pas tout le temps habitués, et qui les a enchantés et leur a profité; parce que, tandis que cela les élevait à leurs propres yeux et leur donnait envie de mériter le traitement déférent qu’ils recevaient.

Je demeure responsable de toute erreur de traduction.

La production de masse

J’ai effectué une transcription d’une vidéo en anglais (https://youtu.be/KJeN6RSqbOc) puis je l’ai traduite en français. Elle apporte des éclairages intéressants sur la production de masse aux Etats-Unis et ses conséquences économiques et sociales. Cependant, la vidéo aurait dû ajouter quelques informations sur les structures de marché qui prédominent à l’époque. J’ai ajouté un lien en anglais pour en savoir plus sur ce dernier point.

https://slideplayer.com/amp/10459293/

Une innovation organisationnelle

“ Dans les années 1920, de nombreux américains avaient un revenu disponible à utiliser. A quoi consacraient-ils ce revenu ? Quelle était l’origine des produits ?

Tout au long de l’année 1900, Henry Ford a développé et amélioré les méthodes de la ligne d’assemblage.

Les usines Ford peuvent maintenant produire des voitures efficacement et à un coût moindre.

En appliquant les méthodes, les ouvriers n’exécutaient qu’une tâche simple sur chaque automobile et le produit se déplace jusqu’à l’ouvrier suivant qui accomplit une tâche simple mais différente.

Ces méthodes ont permis aux usines Ford de produire une voiture tous les dix secondes.

Ce genre de production de masse a débouché sur une baisse du prix moyen d’une voiture de 850 $ à 250 $.

Les méthodes fordistes ont été rapidement adoptées par d’autres industries.

On avait de moins en moins besoin de travailleurs qualifiés pour assembler des produits finis. Il s’agissait désormais de former des travailleurs non qualifiés (N. T. ce qu’on appelle dans les analyses françaises les ouvriers spécialisés) à des tâches simples.

Soudain, les usines ont fabriqué d’innombrables produits qui furent auparavant des produits de luxe. Désormais, l’américain moyen est en mesure de les acquérir.

La structure de la consommation change

Il faut noter que la hausse de la création d’emplois par les usines signifie davantage de travailleurs qui, de plus recevaient des salaires plus élevés. Le salaire moyen d’un travailleur augmenta de 20 % au cours des années 1920.

Si de plus en plus d’individus sont embauchés à des salaires en hausse, il devient possible de consacrer intégralement son revenu davantage à des produits de luxe qu’à des biens de première nécessité tels que l’alimentation, le logement et l’habillement.

Ces travailleurs constituent ce qu’on pensait être la classe moyenne.

Les membres de cette nouvelle classe moyenne découvrent qu’ils sont en mesure de dépenser leur revenu disponible sur plusieurs biens de luxe produits. Et c’est grâce à l’utilisation accrue de l’électricité que nombre de ces produits de luxe sont devenus utiles et disponibles en quantités plus importantes. Des biens tels que les réfrigérateurs, les aspirateurs, les machines à laver le linge ainsi que des radios étaient en train de devenir des biens essentiels du ménage moyen.

Les nouvelles méthodes de la production de masse ont rendu ces biens abordables parce qu’ils étaient fabriqués rapidement. Par exemple, à la fin des années 1920, la quantité de réfrigérateurs fabriqués a dépassé le million et plus de 10 millions de radios ont été vendues.

Le marketing de masse

Avec les flux croissants de biens à acheter, on assiste aussi à l’émergence du marketing de masse dans les entreprises qui se livrent à la concurrence pour répondre à la demande des consommateurs. La publicité s’est répandue au cours de cette décennie et cette fin la radio s’est révélée un excellent moyen de communication avec le plus grand nombre de consommateurs et de façon simultanée. Chaque publicité était destinée à persuader les auditeurs qu’ils avaient absolument besoin des derniers gadgets ou des produits tels que les médicaments. (…).

Le piège de la dette

Malheureusement, même si la nouvelle classe moyenne a vu son revenu disponible augmenter, elle ne pouvait toujours pas acquérir certains produits, tels que les voitures, qui sont demeurés trop chers.

Par conséquent, de nouvelles méthodes d’achat, fondées sur le crédit, ont vu le jour.

Cela consiste à effectuer un versement initial et le reste fait l’objet d’un remboursement échelonné sur plusieurs mois voire des années. La conséquence fut un endettement très élevé de millions d’américains à la fin de la décennie.”

Un homme seul et un chien errant (1/3)

SFIC

Richard Matheson

(I Am Lengend, en anglais)

1995, TOR

Pages 83-86

Je suis une légende est un roman de science-fiction par Richard Matheson et un film réalisé par Francis Lawrence avec Will Smith, Alice Braga.

Introduction

Le héros principal du roman de Richard Matheson, Robert Neville, a survécu seul après la mort de sa femme et de sa fille et a vécu pendant trois ans dans une ville américaine ravagée par la peste dans les années 1970.

Je vous présente, en trois parties, un extrait de ce roman de science-fiction après l’avoir traduit de l’anglais en français. Je suis responsable de toute erreur.

Page 83

Robert Neville était seul, puis un chien est venu dans sa maison

Il y avait un chien errant debout sur la pelouse devant la maison

Dès qu’il l’a entendu (c’est-à-dire Robert Neville, le protagoniste principal), il a ouvert la porte d’entrée jusqu’à ce qu’il cesse de renifler l’herbe, a relevé la tête tout en ressentant une peur soudaine, puis a sauté sur le côté et ses maigres parties du corps tremblaient.

Pendant un instant, Robert Neville fut profondément choqué et incapable d’agir.  Il resta terrifié, regardant le chien qui s’éloignait, en boitant, rapidement de l’autre côté de la rue et sa queue, qui ressemblait à une corde, entre ses jambes.

Il est vivant!  En plein jour!  Il se pencha en criant, ennuyé et faillit tomber sur le sol avec ses mains bougeant pour retrouver son équilibre.  Il s’est ensuite saisi et a commencé à courir après le chien. Robert Neville appela le chien pour qu’il revienne, mais en vain.

(…)

Robert était inquiet et en détresse

Il erra dans le quartier pendant une heure, les jambes tremblantes, cherchant en vain, criant à chaque instant: « Viens, mon garçon, viens. »

Il est rentré chez lui avec des pas trébuchants, un masque de dépression et de désespoir sur son visage.  Rencontrer un être vivant, un compagnon, après tout ce temps et le perdre ensuite ! Même si c’est juste un chien.  Seulement un chien?  Selon Robert Neville, ce chien représente l’apogée de l’évolution de la planète.

Il ne pouvait rien manger ni boire.  Il se sentait malade et tremblait à cause du choc et de la perte, puis s’allongea sur son lit.  Il ne pouvait pas dormir.  Il était allongé là, frénétique, alors qu’il vacillait, la tête penchée d’un côté à l’autre sur de l’oreiller plat.

« Viens ici, mon garçon, je ne te ferai pas de mal. »

Il a repris ses recherches dans l’après-midi à travers de nombreux endroits, une cour et des maisons dans toutes les directions, sans aboutir à rien.  Lorsqu’il est arrivé à la maison vers dix-sept heures , il a mis un bol de lait et un morceau de hamburger sur la pelouse et les a entourés de bulbes d’ail, espérant qu’ils ne seraient pas touchés par les vampires.  Récemment, il s’est rendu compte qu’il était possible que le chien soit infecté et que l’ail le maintienne aussi loin que les vampires.

Il ne peut pas comprendre cela.  Si le chien porte le germe, comment peut-il errer en plein jour?  À moins qu’il ne contienne des doses de bacilles dans ses veines qui n’ont pas encore été infectées.  Mais si cela est vrai, comment a-t-il survécu à l’attaque nocturne des vampires ?

Mon Dieu, et s’il revenait ce soir et était tué ?  Et si Robert Neville sortait le lendemain matin et trouvait le corps du chien sur la pelouse et s’attribuait sa mort?  Il pensa misérablement que cela serait de sa faute. Je me ferai sauter la tête si cela se produit. Je le jure.

(…)

Le chien est de retour chez Robert Neville

Page 86

Lorsqu’il est sorti, il a découvert que le lait et le morceau de viande avaient disparu.  Ses yeux se sont précipités sur la pelouse.  Il y avait deux femmes allongées, inanimées sur l’herbe et le chien n’était pas là.  (…) Immédiatement après, il a commencé à s’en vouloir de n’avoir pas pu se réveiller quand le chien est arrivé.  Peut-être est-ce arrivé après l’aube lorsque la sécurité régnait dans les rues (…) et il se consolait dans l’espoir que le chien reviendrait, même si c’était le seul moyen de le faire revenir.

(…)

Avant le petit-déjeuner, Robert Neville a mis du lait et un morceau de hamburger plus grand à l’ombre pour éviter qu’il ne chauffe.  Et après, il a déposé un récipient d’eau.  (…)

Il est rentré chez lui en conduisant à 80 miles par heure et il n’a pas pu s’empêcher de pousser un gémissement de déception.

(…)

Il s’est presque assoupi alors qu’il se tenait devant le judas (ce qui lui permet de voir les vampires pendant la nuit). Il se demanda ce qui était arrivé à la patte du chien.

En attendant la deuxième partie, bonne lecture !