SES TERMINALE ES : GO BAC

Maîtriser les notions et le vocabulaire spécifique en SES pour réussir les épreuves du Bac.

Test SES-Terminale ES
Regards croisés
Thème1/ Justice sociale et inégalités
Thème 2/ Travail, emploi, chômage

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Un questionnaire pour réviser les thèmes de la troisième partie du programme en mobilisant le vocabulaire spécifique, les mécanismes et les savoir-faire.
Savoir définir les notions et les indicateurs qui permettent de les mesurer vous permet en partie de réussir les deux épreuves de l’enseignement obligatoire du Bac ES.

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Acquis de première : salaire, marché, productivité, offre et demande
, prix et quantité d’équilibre, asymétries d’information.
NOTIONS : Taux de salaire réel, salaire d’efficience, salaire minimum, contrat de travail, conventions collectives, partenaires sociaux, segmentation du marché du travail.

Acquis de première : chômage, productivité, demande globale, politique monétaire, politique budgétaire, rationnement.
NOTIONS : Flexibilité du marché du travail, taux de chômage, taux d’emploi, qualification, demande anticipée, salariat, précarité, pauvreté.

Acquis de première : État-providence, prélèvements obligatoires, revenus de transfert
NOTIONS : Égalité, discrimination, assurance/assistance, services collectifs, fiscalité, prestations et cotisations sociales, redistribution, protection sociale.
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1. Compléter. Ils peuvent être au dessus du salaire réel d’équilibre :……………………………..
2.Compléter. Il s’agit d’une situation où l’offre de travail dépasse la demande de travail :…………………..
3. Compléter. Elle permet de réduire les inégalités économiques : ………………………………
4.Compléter. Elle peut être universaliste : ………………………….
5. Compléter. Dans une démocratie, elle constitue une égalité formelle : l’égalité des ……………..
6. Compléter. Certains économistes préconisent de le réduire en dessous de la productivité marginale du travail afin de lutter contre le chômage :………………………….
7. Classez les notions suivantes dans un ordre logique qui reflète un raisonnement économique : coût du travail/ production/ emploi/ rentabilité de la production.
8. Compléter. Eux aussi, en plus du marché du travail, contribuent à la détermination du niveau des salaires : …………………………..
9. Réaliser un graphique mettant en évidence l’excès de demande de travail selon l’analyste libérale du fonctionnement du marché du travail.
10. Réduire le coût du travail est une mesure faisant partie des politiques passives de lutte contre le chômage. Vrai/Faux.
11. L’externalisation est une forme de flexibilité utilisée par les entreprises pour s’adapter à l’évolution de la production. Vrai/Faux.
12. Les politiques d’indemnisation du chômage font partie des politiques passives de lutte contre le chômage. Vrai/Faux..
13. La prime d’activité fait partie des politiques passives de lutte contre le chômage. Vrai/ Faux.
14. CompléterLe salaire n’est pas seulement un coût, c’est aussi un revenu. A quelle analyse théorique des causes du chômage peut-on attribuer cet argument ?………………
15. Compléter. Selon l’INSEE, « Le taux………………d’une classe d’individus est calculé en rapportant le nombre d’individus de la classe ayant un emploi au nombre total d’individus dans la classe. Il peut être calculé sur l’ensemble de la population d’un pays, mais on se limite le plus souvent à la population en âge de travailler (généralement définie, en comparaison internationale, comme les personnes âgées de 15 à 64 ans), ou à une sous-catégorie de la population en âge de travailler (femmes de 25 à 29 ans par exemple).
16. Le taux de chômage est supérieur au taux d’emploi. Vrai/ Faux.
17. Compléter. Selon l’OCDE, « Souvent considérés comme une mesure globale de la compétitivité (internationale) des prix, …… …………………… ……..…… ……………… ……… ………… correspondent au coût moyen du travail par unité produite. On peut les exprimer en rapportant la rémunération totale des salariés par heure travaillée à la production par heure travaillée (productivité du travail). Cet indicateur prend la forme de variations exprimées en pourcentage et indices. »
18. Compléter : « On entend par ……………. ….. …………… les interventions publiques qui ont pour objectif de corriger les déséquilibres et les conséquences néfastes du marché du travail. Les politiques de lutte contre le chômage en sont un des éléments parmi d’autres. En effet, le champ d’intervention est vaste et les mesures mises en œuvre nombreuses. ». D’après Vie publique.
19. Dans l’extrait suivant, l’auteur dresse un bilan positif des politiques d’emploi : Vrai/ Faux. « Alors qu’une politique de l’emploi est un ensemble cohérent d’action visant à lutter contre le chômage, à soutenir la création d’emplois ou le maintien des emplois existants, celles qui ont été menées en France semblent être dans l’incapacité d’y contribuer. Elles n’ont pas empêché le chômage de persister à un niveau élevé, proche du taux symbolique des 10 %, depuis le début des années 1980. Avec l’entrée en crise en 2008, elles n’ont pas endigué la forte expansion du nombre de demandeurs d’emploi. » 1;
20. La prime d’activité fait partie des politiques passives : Vrai/ Faux. « La prime d’activité a pour objet d’inciter les travailleurs (salariés ou non salariés) aux ressources modestes, à exercer ou reprendre une activité professionnelle et à soutenir leur pouvoir d’achat. Il faut avoir plus de 18 ans pour prétendre à cette aide sociale.». D’après Service-public.fr

↩️1
Source :https://www.cairn.info/load_pdf.php?ID_ARTICLE=RCE_013_0091&download=1
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Vous pouvez également lire un article sur les politiques d’emploi

Marchés et économie : cas du marché des changes

 

Terminale ES, SES. Thème 2.1. Quels sont les fondements du commerce international et de l’internationalisation de la production ?
Dans les indications complémentaires de ce thème, il est précisé : « On s’interrogera sur les effets d’une variation des taux de change sur l’économie des pays concernés ».

Le marché des changes est le lieu où s’échangent les devises et se déterminent les taux de change selon l’offre et la demande de devises contre monnaies nationales. Le taux de change représente le nombre d’unités d’une monnaie que l’on peut échanger contre une autre monnaie. Il existe deux types de cotation.
TAUX DE CHANGECapture d’écran 2019-04-03 à 21.18.50Si on considère la paire euro/dollar, la cotation au certain donnera, par exemple, EURO/USD : 1,1219. Autrement dit, un euro s’échange contre 1,1219 dollar américain. Si on considère la cotation à l’incertain, on aura USD/EURO : 0,8913.
Les effets des variations du taux de change sur l’économie.

Les variations du taux de change

La question du régime de change n’est pas abordée ici. La monnaie d’un pays peut s’apprécier ou s’apprécier et l’ampleur de ces mouvements est variable selon les périodes et les économies.
L’appréciation de la monnaie et ses effets sur l’économie
Supposons qu’un € s’échange contre 1,1412 $, soit un taux de change USD/EURO d’environ 0,8763. Initialement, un € permettait d’acheter 1,1219 $. Il s’agit d’une hausse du taux de change €/$ de 1,72%. Inversement le $ s’est déprécié de 2,69%.
L’appréciation de l’euro rend les importations de biens et de services étrangers bon marché et renchérit les biens et services domestiques exportés. En revanche, la baisse du taux de change encourage les mouvements de capitaux comme les investissements directs étrangers. La dépréciation de la monnaie favorise les exportateurs en accroissant la compétitivité-prix et rend plus chers les produits importés. Or, les exportations sont une des composantes de la demande globale et contribuent de ce fait à la croissance économique.

Constater les variations du taux de change euro-dollar US en visitant :
https://www.abcbourse.com/graphes/eod.aspx?s=EURUSDp

Capture d’écran 2019-04-03 à 21.18.50
Capture d’écran 2019-04-07 à 16.52.45 La dépréciation de l’euro entraîne une augmentation de l’offre d’euros sur le marché des changes.
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Pour l’emploi

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Terminale ES
Regards croisés
Thème 2 : Travail, emploi, chômage
Acquis de première
: chômage, productivité, demande globale, politique monétaire, politique budgétaire, rationnement.NOTIONS: Flexibilité du marché du travail, taux de chômage, taux d’emploi, qualification, demande anticipée, salariat, précarité, pauvreté.

Le marché du travail dans l’optique libérale

Les offreurs de travail sont les actifs occupés et les chômeurs (les deux constituent la population active). L’offre globale de travail (ou demande d’emploi) croît avec le salaire réel (c’est une fonction croissante de ce salaire). Quant à la demande de travail (ou offre d’emploi), elle émane des entreprises. C’est une fonction décroissante du salaire réel, ou salaire nominal déflaté par les prix (la demande du travail baisse lorsque le prix du travail augmente). Les entreprises demandent du travail jusqu’à ce que la productivité marginale du travail soit au moins égale au salaire réel. L’instauration d’un salaire minimum est, dans cette conception libérale, à l’origine d’un excès d’offre du travail (donc du chômage).
Le prix (le salaire réel) et la quantité de travail offerte et demandée d’équilibre résultent de la confrontation de l’offre et de la demande de travail (point de rencontre entre les courbes d’offre et de demande globales de travail si le salaire est flexible (aucun obstacle ne s’oppose à sa variation à la hausse comme à la baisse).


La politique économique est guidée par l’économie politique

Ainsi, la politique de l’emploi ne saurait être improvisée, elle est fondée sur l’analyse économique du chômage. Lorsque celui-ci est dû à l’insuffisance de la demande anticipée1, on parle de chômage keynésien. L’explication met en relief le rôle des entreprises dans la création d’emplois. Le niveau de la production et de l’emploi dépend des perspectives de demande. Si le climat des affaires est tel que les entrepreneurs sont pessimistes, ils ne seront pas incités à produire suffisamment et ajustent, en conséquence, le niveau d’emploi nécessaire. C’est un chômage involontaire et seul le soutien de la demande2 peut permettre de le réduire. S. De Brunhoff présente la politique économique keynésienne d’une manière détaillée et claire. 3 En revanche, le chômage de type classique trouve son origine dans un coût du travail élevé. Pour faire baisser ce chômage, on préconise un allègement du coût du travail à travers la réduction des charges patronales notamment sur le travail peu qualifié. L’argument économique avancé pour justifier cette mesure est que la productivité marginale des travailleurs peu qualifiés est inférieure à ce qu’ils coûtent aux employeurs.


↩️1 C’est l’article qui m’a le plus aidé à comprendre cette notion dont le sens est loin d’être évident. Il est en anglais. Il comporte un graphique qui facilite la compréhension de l’analyse keynésienne de l’emploi. Voici le lien : http://www.economicsdiscussion.net/employment-theories/keynes-theory-of-employment-concept-of-effective-demand-with-diagram/6213

↩️2 Grâce aux politique monétaire et budgétaire. Voir acquis de première.
↩️3 « L’important, pour Keynes, est d’induire un procès de mise au travail de la main-d’oeuvre, de distribution des revenus et d’absorption des produits. Il soutient non seulement le financement public de travaux créant des emplois, mais aussi celui d’investissements privés ». Cf. S. De Brunhoff, L’heure du marché, PUF, 1986, page 22.

Autres références :
https://www.lemonde.fr/revision-du-bac/annales-bac/sciences-economiques-terminale-es/sous-emploi-et-demande_t-serde87.html
http://campusport.univ-lille2.fr/ress_sobry/co/15_chp3.html

Les FMN : où aller ?

 

FMN11
L’internationalisation de la production est le fait des firmes multinationales qui
implantent des filiales à travers les investissements directs étrangers.

Des articles en français et en anglais permettent d’en savoir un
peu plus sur les firmes multinationales, parfois qualifiées de transnationales.

En français

Article pour évaluer la portée des analyses théoriques pour comprendre les choix de localisation des activités de production des FMN dans l’industrie automobile. Part de la production des FMN réalisée dans pays ou zones géographiques.
Source : https://www.cairn.info/revue-francaise-de-gestion-2008-4-page-151.htm

Article pour mesurer le poids des FMN, sous contrôle étranger et français, dans l’emploi en France.
Source :https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/3639482/ENTFRA18_h2_FTLO3.pdf

Article avec des données statistiques sur l’évolution des investissements directs à l’étranger, en Afrique.

Source : http://m.le360.ma/afrique/maroc-cote-divoire-senegal-autres-pays/economie/2017/06/09/12500-rapport-cnuced-2017-sur-linvestissement-une-forte-reprise

Article, illustré par des données statistiques, sur les IDE français réalisés au Maroc.
Source : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/File/433671

Article sur l’attractivité de l’économie marocaine ( grâce à la fiscalité et la qualité des infrastructures) et l’origine géographique des IDE. L’article met en évidence l’impact des IDE sur l’emploi. Les FMN investissent davantage au Maroc grâce à de nombreux avantages.

Source : https://www.iemed.org/publicacions-fr/historic-de-publicacions/anuari-de-la-mediterrania-fr/sumaris/observatori/arees-danalisi/arxius-adjunts/anuari/med.2017/french/IEMed_MedYearbook2017fr_investiments_etrangers_maroc_damoah.pdf

In English
Article about Foreign Direct Investment in and from some African countries
Source : https://city-press.news24.com/Business/why-do-multinationals-struggle-to-take-on-local-firms-in-africa-20160318

Article about South Africa undertaking Foreign Direct Investment in Africa.
Source : https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/j.1477-8947.2009.01225.x

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BAC ES épreuve composée 3

SORA11

 SCIENCES ECONOMIQUES ET SOCIALES
Se préparer pour le BAC

Sujet EC3

A l’aide de vos connaissances et du dossier documentaire, montrez les effets de l’évolution de la structure socioprofessionnelle sur la mobilité sociale. 

Le corrigé ci-dessous est le résultat de l’analyse :
  1. du sujet
  2. des documents (ne sont pas reproduits ici) et
  3. de la mobilisation des connaissances appropriées


La structure professionnelle par CSP favorise la mobilité sociale

L’évolution sectorielle des emplois (déclin des emplois agricoles, accroissement des emplois industriels puis des emplois dans le secteur tertiaire) (cf. Document 1) est source de mobilité sociale. La baisse de la part des agriculteurs exploitants dans la population active entre la génération des pères (16 %) et celle des fils (4 %) (note numéro 1) illustre bien cette évolution et permet d’expliquer pourquoi les fils d’agriculteurs connaissent une situation de mobilité (mobilité intergénérationnelle) (cf. document  2).
On a également assisté à une hausse de la demande d‘emplois qualifiés après la seconde guerre mondiale. En conséquence, de nombreux emplois de cadres moyens ou supérieurs ont été créés, offrant ainsi des opportunités de mobilité sociale intergénérationnelle ascendante, en particulier pour les enfants d’employés et de professions intermédiaires. Ainsi, 50 % (note numéro 1) des fils d’employés (cf. document  2) sont devenus professions intermédiaires ou cadres et professions intellectuelles supérieures (CPIS), alors que 33 % des fils de professions intermédiaires deviennent CPIS. L’évolution de la structure des professions peut donc provoquer une mobilité sociale ascendante.
En outre, l’évolution de la structure des professions accroît les possibilités de mobilité professionnelle en créant des opportunités de changements de position socioprofessionnelle au cours de la vie active (mobilité intra générationnelle).
Mais ces différentes formes de mobilité structurelle impliquent-elles nécessairement une augmentation de la fluidité sociale?

Le contexte macroéconomique et social détermine les effets de l’évolution de la structure professionnelle sur la mobilité sociale

Le contexte macroéconomique et social affecte la capacité des évolutions de la structure des professions favoriser ou non la mobilité sociale. En effet, les générations nées dans les années 1940 sont entrées en activité au moment de la forte création d’emplois et connu des situations de mobilité sociale. (cf. Document 1).
En revanche, les générations actives à partir de la fin des années 1970 (crise économique et ralentissement de la croissance, chômage) sont entrées sur un marché du travail dégradé. Ayant un niveau d’instruction plus élevé que leurs pères (elles sont plus diplômées), elles n’ont pourtant pas toujours pu accéder à des PCS plus élevées que celles de leurs pères. (cf. Document 1).

Conclusion
L’évolution de la structure des professions d’une génération à une autre favorise une mobilité structurelle, mais elle n’implique pas nécessairement une réelle progression de la fluidité sociale. De plus, les effets de l’évolution structurelle des professions sont très liés au contexte macroéconomique et social.

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Notes
Note numéro 1 :
En France en 2003, 16 % des hommes âgés de 40 à 59 ans ayant un emploi ou sont d’anciens actifs, sont fils d’agriculteurs. En France en 2003, 4 % des hommes âgés de 40 à 59 ans ayant un emploi ou sont d’anciens actifs, sont agriculteurs.
Pour trouver 50 %, il faut regarder la ligne de la table de destinée, c’est-à-dire les chiffres en italique soit 22 % + 28 %.
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Autres données statistiques : En France en 2003, 24 % des hommes âgés de 40 à 59 ans ayant un emploi ou sont d’anciens actifs fils d’ACCE (CSP 2) sont devenus PI (CSP 4). Table de destinée.
En France en 2003, 12 % des hommes âgés de 40 à 59 ans ayant un emploi ou sont d’anciens actifs, sont fils d’ACCE. Table d’origine (ou de recrutement).

EC3

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