La production de masse

J’ai effectué une transcription d’une vidéo en anglais (https://youtu.be/KJeN6RSqbOc) puis je l’ai traduite en français. Elle apporte des éclairages intéressants sur la production de masse aux Etats-Unis et ses conséquences économiques et sociales. Cependant, la vidéo aurait dû ajouter quelques informations sur les structures de marché qui prédominent à l’époque. J’ai ajouté un lien en anglais pour en savoir plus sur ce dernier point.

https://slideplayer.com/amp/10459293/

“ Dans les années 1920, de nombreux américains avaient un revenu disponible à utiliser. A quoi consacraient-ils ce revenu ? Quelle était l’origine des produits ?

Tout au long de l’année 1900, Henry Ford a développé et amélioré les méthodes de la ligne d’assemblage.

Les usines Ford peuvent maintenant produire des voitures efficacement et à un coût moindre.

En appliquant les méthodes, les ouvriers n’exécutaient qu’une tâche simple sur chaque automobile et le produit se déplace jusqu’à l’ouvrier suivant qui accomplit une tâche simple mais différente.

Ces méthodes ont permis aux usines Ford de produire une voiture tous les dix secondes.

Ce genre de production de masse a débouché sur une baisse du prix moyen d’une voiture de 850 $ à 250 $.

Les méthodes fordistes ont été rapidement adoptées par d’autres industries.

On avait de moins en moins besoin de travailleurs qualifiés pour assembler des produits finis. Il s’agissait désormais de former des travailleurs non qualifiés (N. T. ce qu’on appelle dans les analyses françaises les ouvriers spécialisés) à des tâches simples.

Soudain, les usines turning out d’innombrables produits qui furent auparavant des produits de luxe. Désormais, l’américain moyen est en mesure de les acquérir.

Il faut noter que la hausse de la création d’emplois par les usines signifie davantage de travailleurs qui, de plus recevaient des salaires plus élevés. Le salaire moyen d’un travailleur augmenta de 20 % au cours des années 1920.

Si de plus en plus d’individus sont embauchés à des salaires en hausse, il devient possible de consacrer intégralement son revenu davantage à des produits de luxe qu’à des biens de première nécessité tels que l’alimentation, le logement et l’habillement.

Ces travailleurs constituent ce qu’on pensait être la classe moyenne.

Les membres de cette nouvelle classe moyenne découvrent qu’ils sont en mesure de dépenser leur revenu disponible sur plusieurs biens de luxe produits. Et c’est grâce à l’utilisation accrue de l’électricité que nombre de ces produits de luxe sont devenus utiles et disponibles en quantités plus importantes. Des biens tels que les réfrigérateurs, les aspirateurs, les machines à laver le linge ainsi que des radios étaient en train de devenir des biens essentiels du ménage moyen.

Les nouvelles méthodes de la production de masse ont rendu ces biens abordables parce qu’ils étaient fabriqués rapidement. Par exemple, à la fin des années 1920, la quantité de réfrigérateurs fabriqués a dépassé le million et plus de 10 millions de radios ont été vendues.

Avec les flux croissants de biens à acheter, on assiste aussi à l’émergence du marketing de masse dans les entreprises qui se livrent à la concurrence pour répondre à la demande des consommateurs. La publicité s’est répandue au cours de cette décennie et cette fin la radio s’est révélée un excellent moyen de communication avec le plus grand nombre de consommateurs et de façon simultanée. Chaque publicité était destinée à persuader les auditeurs qu’ils avaient absolument besoin des derniers gadgets ou des produits tels que les médicaments. (…).

Malheureusement, même si la nouvelle classe moyenne a vu son revenu disponible augmenter, elle ne pouvait toujours pas acquérir certains produits, tels que les voitures, qui sont demeurés trop chers.

Par conséquent, de nouvelles méthodes d’achat, fondées sur le crédit, ont vu le jour.

Cela consiste à effectuer un versement initial et le reste fait l’objet d’un remboursement échelonné sur plusieurs mois voire des années. La conséquence fut un endettement très élevé de millions d’américains à la fin de la décennie.”

ORAL_SES (2/5)-Correction

 

rougevertDans l’article précédent, j’ai publié un sujet d’oral. En voici la correction.

Question principale sur 10 points

Dans cette question, on attend une explication. Un choc économique affecte la croissance certes mais comment ?

Préparation de la réponse :

Il faut s’appuyer sur vos connaissances et utiliser les documents 1 et 2

  • Définir le choc économique : une variation des conditions de la demande (choc de demande) ou de la production (choc d’offre). Le choc peut-être positif ou négatif et explique en partie l’instabilité de la croissance économique.
  • Le choc économique est à l’origine des phases de hausse du PIB, de sa baisse ou de son ralentissement.
  • Ainsi, une variation positive des composantes de la demande telles que la consommation des ménages contribue à la hausse du PIB, donc de la croissance économique.
  • En revanche, s’il s’agit d’un choc négatif de l’offre provoqué par un ralentissement des gains de productivité, on assiste à un ralentissement de la croissance économique (le PIB augmente mais à un taux décroissant).

          Question complémentaire 1 sur 4 points

A cette question, la réponse consiste à décrire l’évolution du prix du baril de pétrole en dollars.

Ne pas décrire les courbes

Tout d’abord dégager la tendance d’évolution du prix du baril en dollars : on constate une tendance à la hausse du prix du baril de pétrole. En effet, celui-ci a augmenté d’environ 32 $ au cours de la période 2010-2011.

Ensuite, on décrit l’évolution en 2010. Le prix du baril de pétrole connaît 3 variations : une légère baisse suivie d’une hausse , d’une stabilisation et se met à augmenter à la fin de 2010 en atteignant environ 98 $. La hausse du prix du baril de pétrole se poursuit en 2011 en dépassant 120 $ et baisse au cours de cette année sans pour autant retrouver son niveau du début de 2010.

Question complémentaire 1 sur 3 points

Classe sociale chez K. Marx

Groupe social défini par sa place dans le processus de production. Marx distingue deux classes sociales. La bourgeoisie (les capitalistes) qui possède les moyens de production et le prolétariat (classe ouvrière) qui ne possède que sa force de travail. Il distingue également la classe en soi et la classe pour soi en fonction du degré de conscience et d’organisation des membres d’une classe.

Question complémentaire 2 sur 3 points

Deux types de solidarité (2 formes du lien social)

La solidarité mécanique est une forme de lien social qui caractérise les sociétés où la division sociale du travail est faible et la conscience collective est très forte.

La solidarité organique est une forme de lien social caractéristique des sociétés où la division sociale du travail différenciation sociale et l’autonomie individuelle sont fortes.

SUJET-ORAL SES

SILOUETTE

ORALSUJETSES

Question principale sur 10 points

Analyser rapidement la question principale pour y apporter une réponse appropriée :

De quelles évolutions de l’emploi s’agit-il ?
C’est le développement des formes particulières d’emploi c’est-à-dire des emplois précaires, ne sont pas des contrats à durée indéterminée. Ce sont l’intérim, les contrats à durée déterminée, l’apprentissage et les contrats aidés.
Qu’est-ce que l’intégration sociale par le travail ?
L’intégration sociale est le processus par lequel l’individu se sent appartenir à la société par l’adhésion aux normes et aux valeurs communes , et participe à la vie collective.
L’emploi correspond à une activité professionnelle rémunérée.

Donc la question implique d’expliquer comment la précarisation de l’emploi fait largement perdre à celui-ci sa dimension intégrative.

Préparation de la réponse :
Il ne faut pas tout rédiger car vous n’avez pas le temps de le faire. Il faut aller à l’essentiel sous forme de plan détaillé en deux parties : AEI

Introduction de la question principale
Les formes particulières d’emplois représentent…A définir

On assiste en France au développement de ces formes d’emploi au cours de la période mentionnée : citer des données

Ces évolutions ont des conséquences économiques et sociales négatives (Le document 1 est très explicite) :
Revenus et accès à la société de consommation faibles
Des pertes multiples :
– de sociabilité
– de socialisation
– d’identité
– de participation complète à la vie collective
etc.

Conclure : en devenant de plus en plus précaire, l’emploi perd dans une large mesure de sa capacité intégrative au détriment des individus qui exercent ce type d’emploi.

1/ Question complémentaire de savoir-faire sur 3 points :
Evitez les phrases de type : « c’est la variation de… ». Voici le modèle de phrase à faire ;
En France, entre 1982 et 2012, les formes particulières d’emploi ont augmenté de 126,4 %. Elles ont donc plus que doublé au cours de cette période.

2/ Question complémentaire de connaissances sur 4 points :
Fonctionnement et objectifs d’un marché des quotas.
Le marché des quotas est l’un des instruments de la politique climatique
Il a été lancé en 2005. Les entreprises qui émettent le plus de CO2 et des gaz à effet de serre reçoivent des quotas d’émission. Si une entreprise dépasse le quota alloué, elle peut acheter des droits à polluer auprès des entreprises qui n’ont pas effectué de dépassement de leur quota au prix du marché.
L’objectif est la réduction des émissions en amenant les entreprises à investir dans les technologies propres.

3) Question complémentaire sur 3 points :

On distingue 3 types de déclassements :
– le premier concerne les personnes ou groupes qui connaissent une mobilité sociale intergénérationnelle descendante
– le deuxième concerne le déclassement au cours de sa vie active soit par une perte d’ emploi ou l’accès à des formes d’emplois précaires après avoir connu un emploi typique soit par une mobilité professionnelle descendante
– le troisième concerne le devenir des diplômés qui n’accèdent pas au groupe socio-professionnel auquel ils aspireraient étant donné le niveau de leur éducation reflété par leurs diplômes.

ORAL BAC SES : une chance à saisir

Ayez le feu vert définitif

Si vous avez moins de 10/20, vous passerez les épreuves du second groupe (les oraux). Vous connaissez le programme, il suffit de réviser ce que vous ne maîtrisez pas comme il se doit.

Voici quelques ressources

Attention le lien vers le site académique ne paraît pas actif. C’est néanmoins un bon site à mon humble avis.

rougevert

globe

SES TERMINALE ES : GO BAC

Maîtriser les notions et le vocabulaire spécifique en SES pour réussir les épreuves du Bac.

Test SES-Terminale ES
Regards croisés
Thème1/ Justice sociale et inégalités
Thème 2/ Travail, emploi, chômage

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Un questionnaire pour réviser les thèmes de la troisième partie du programme en mobilisant le vocabulaire spécifique, les mécanismes et les savoir-faire.
Savoir définir les notions et les indicateurs qui permettent de les mesurer vous permet en partie de réussir les deux épreuves de l’enseignement obligatoire du Bac ES.

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Acquis de première : salaire, marché, productivité, offre et demande
, prix et quantité d’équilibre, asymétries d’information.
NOTIONS : Taux de salaire réel, salaire d’efficience, salaire minimum, contrat de travail, conventions collectives, partenaires sociaux, segmentation du marché du travail.

Acquis de première : chômage, productivité, demande globale, politique monétaire, politique budgétaire, rationnement.
NOTIONS : Flexibilité du marché du travail, taux de chômage, taux d’emploi, qualification, demande anticipée, salariat, précarité, pauvreté.

Acquis de première : État-providence, prélèvements obligatoires, revenus de transfert
NOTIONS : Égalité, discrimination, assurance/assistance, services collectifs, fiscalité, prestations et cotisations sociales, redistribution, protection sociale.
__________________________

1. Compléter. Ils peuvent être au dessus du salaire réel d’équilibre :……………………………..
2.Compléter. Il s’agit d’une situation où l’offre de travail dépasse la demande de travail :…………………..
3. Compléter. Elle permet de réduire les inégalités économiques : ………………………………
4.Compléter. Elle peut être universaliste : ………………………….
5. Compléter. Dans une démocratie, elle constitue une égalité formelle : l’égalité des ……………..
6. Compléter. Certains économistes préconisent de le réduire en dessous de la productivité marginale du travail afin de lutter contre le chômage :………………………….
7. Classez les notions suivantes dans un ordre logique qui reflète un raisonnement économique : coût du travail/ production/ emploi/ rentabilité de la production.
8. Compléter. Eux aussi, en plus du marché du travail, contribuent à la détermination du niveau des salaires : …………………………..
9. Réaliser un graphique mettant en évidence l’excès de demande de travail selon l’analyste libérale du fonctionnement du marché du travail.
10. Réduire le coût du travail est une mesure faisant partie des politiques passives de lutte contre le chômage. Vrai/Faux.
11. L’externalisation est une forme de flexibilité utilisée par les entreprises pour s’adapter à l’évolution de la production. Vrai/Faux.
12. Les politiques d’indemnisation du chômage font partie des politiques passives de lutte contre le chômage. Vrai/Faux..
13. La prime d’activité fait partie des politiques passives de lutte contre le chômage. Vrai/ Faux.
14. CompléterLe salaire n’est pas seulement un coût, c’est aussi un revenu. A quelle analyse théorique des causes du chômage peut-on attribuer cet argument ?………………
15. Compléter. Selon l’INSEE, « Le taux………………d’une classe d’individus est calculé en rapportant le nombre d’individus de la classe ayant un emploi au nombre total d’individus dans la classe. Il peut être calculé sur l’ensemble de la population d’un pays, mais on se limite le plus souvent à la population en âge de travailler (généralement définie, en comparaison internationale, comme les personnes âgées de 15 à 64 ans), ou à une sous-catégorie de la population en âge de travailler (femmes de 25 à 29 ans par exemple).
16. Le taux de chômage est supérieur au taux d’emploi. Vrai/ Faux.
17. Compléter. Selon l’OCDE, « Souvent considérés comme une mesure globale de la compétitivité (internationale) des prix, …… …………………… ……..…… ……………… ……… ………… correspondent au coût moyen du travail par unité produite. On peut les exprimer en rapportant la rémunération totale des salariés par heure travaillée à la production par heure travaillée (productivité du travail). Cet indicateur prend la forme de variations exprimées en pourcentage et indices. »
18. Compléter : « On entend par ……………. ….. …………… les interventions publiques qui ont pour objectif de corriger les déséquilibres et les conséquences néfastes du marché du travail. Les politiques de lutte contre le chômage en sont un des éléments parmi d’autres. En effet, le champ d’intervention est vaste et les mesures mises en œuvre nombreuses. ». D’après Vie publique.
19. Dans l’extrait suivant, l’auteur dresse un bilan positif des politiques d’emploi : Vrai/ Faux. « Alors qu’une politique de l’emploi est un ensemble cohérent d’action visant à lutter contre le chômage, à soutenir la création d’emplois ou le maintien des emplois existants, celles qui ont été menées en France semblent être dans l’incapacité d’y contribuer. Elles n’ont pas empêché le chômage de persister à un niveau élevé, proche du taux symbolique des 10 %, depuis le début des années 1980. Avec l’entrée en crise en 2008, elles n’ont pas endigué la forte expansion du nombre de demandeurs d’emploi. » 1;
20. La prime d’activité fait partie des politiques passives : Vrai/ Faux. « La prime d’activité a pour objet d’inciter les travailleurs (salariés ou non salariés) aux ressources modestes, à exercer ou reprendre une activité professionnelle et à soutenir leur pouvoir d’achat. Il faut avoir plus de 18 ans pour prétendre à cette aide sociale.». D’après Service-public.fr

↩️1
Source :https://www.cairn.info/load_pdf.php?ID_ARTICLE=RCE_013_0091&download=1
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Vous pouvez également lire un article sur les politiques d’emploi