La monnaie et le financement

La monnaie peut être un concept très abstrait malgré le fait qu’on en ai l’utilité chaque jour ! En Prépa économique et commerciale, l’on approfondit au travers d’un chapitre sur la monnaie et le financement, les caractéristiques de la monnaie, son importante et son instauration au file des époques. Avoir des notions de bases sur le financement et la monnaie est très important pour changer son regard sur les banques, le financement de la monnaie et sa réalité ! Cela bien sur rattrape de près ou de loin le programme de terminale ou de première. J’espère qu’il n’y aura pas trop d’erreur.

La Monnaie est un instrument de paiement général, échangeable sans délai, ni frais, ni perte de valeur nominal, contre tous biens, services, ou actifs financiers. C’est un moyen de régler ses dettes au cours légal sur un espace donné.

Marché Monétaire ≠ Marché Financier : Sur les marchés monétaires on échange des actifs qui peuvent être transformés rapidement en moyen de paiement (liquidité) alors que sur les marchés financiers on échange des actifs, mais surtout des fonds prêtables, qui peuvent être également en moyen de paiement mais avec un certain délai et a plus longue échéance.

Fonctions de la monnaie:

  • Intermédiaire des échanges : C’est ce que devrait faire la monnaie si elle fonctionne correctement. Elle permet d’éviter le troc. S’il y a une non coïncidence des besoins, le troc est impossible, il faut alors un intermédiaire qui puisse permettre d’échanger ce dont l’on a besoin.
  • Réserve de valeur : Fonction qui peut être remplie par d’autres actifs (financiers ou réels), mais jamais avec la même liquidité que la monnaie. Cela suppose que la monnaie ne souffre pas d’inflation. Sinon sa valeur baisse. Plus la stabilité des prix est élevée, plus cette fonction de valeur est correctement remplie.
  • Unité de compte : On peut exprimer les prix relatifs en n’importe quel bien (Walras), mais il vaut mieux disposer d’un bien spécialement dévolu à cet effet : le numéraire.

Autres échanges non monétaires :

  • Le troc n’existe pas, c’est comme l’état de nature.
  • Echange-don (M. Mauss) : Dons et contre-dons, articulés autour de la triple obligation de « donner-recevoir-rendre », créent un état de dépendance qui autorise la recréation permanente du lien social. Dans certaines sociétés moins évoluées, les échanges se font par les dons et les cadeaux puis on doit refaire des cadeaux en échange. Soit décentralisé soit centralisé par des chefs.
  • La Kula =/= Potlatch (système très centralisé où les tribus se font la guerre à grand coup de cadeau, celui qui devient le chef doit faire des dépenses somptuaires donc il a plus de pouvoir, il détruit de la valeur pour ne y être attaché). Ils se passent de monnaie mais ne troc pas.

HISTOIRE RESUME DE LA MONNAIE 

De la proto-monnaie à la monnaie métallique 

  • Proto-monnaies: Sont avant la monnaie et y ressemblent. Les proto-monnaies ne sont pas nécessairement métalliques: bétail (capita), esclaves, morceaux de sel (les métaux sont rares). Le bétail est l’unité de compte mais on n’échange pas forcément des bœufs. On peut avoir des proto-monnaies qui coexistent avec la monnaie métallique mais à cause de sa rareté, c’est pas que métallique. Les soldats romains étaient payés en sel (=salaire). Ça sert d’unité de compte car il n’y a pas assez de monnaie métallique, mais il peut échanger son sel contre de la monnaie métallique.

 

  • Les monnaies métalliques existent parce qu’elles ont une valeur due au métal utilisé. Les métaux précieux ont la faculté de moins s’altérer, donc de conserver leur valeur et d’être facilement divisibles (l’or, en particulier). Garde le même poids et le même titre (pureté – 95% d’argent par exemple). Les premières monnaies métalliques sont battues par des associations de marchands, des cités, ou des empereurs pour garantir leur authenticité et leur valeur. Elles sont liées à des pouvoirs politiques et religieux qui garantissent la valeur (les premières dans le temple de Juno Monéta, d’où monétaire). Pas de lien direct entre leur valeur nominale et la valeur réelle de la pièce. Graeber : Lorsqu’une armée de conquête conquiert pour assouvir, il faut pendant le temps de l’occupation continuer à commercer et avoir des relations avec les gens qui sont assiégés pour les échanges. Pour cela vaut mieux avoir une monnaie métallique car on a plus confiance (sinon c’est des dettes de guerres qui sont jamais honoré).
  • Développement de système de reconnaissance de dette. Il y avait déjà des crédits à l’antiquité, la monnaie avait déjà unité de compte et réserve de valeur.
  • Une reconnaissance de dette est un écrit par lequel une personne, le débiteur, s’engage à payer une somme d’argent à une autre, le créancier.
  • Epoque médiévale

 

  • Éclatement du pouvoir politique en une multitude de petits pouvoirs politiques locaux avec leur propre monnaie. Développement de l’argent notamment comme unité de compte (Charlemagne crée la Livre d’argent pour arrêter la compétition entre les monnaies (1 Livre > 150 deniers > ? sous)). La livre finit par être une unité de compte. On a une dette en livre mais la monnaie échangée pour rembourser ne sera pas forcément voire pas du tout des livres.

On commence à inventer des instruments pour échanger des reconnaissances de dettes.

  • Venise en 1494 : Développement de comptoir où l’on a les dettes et les créances.
  • Comptabilité a deux partis: L’actif (ce que l’on a) et la Passif (ce que l’on doit).
  • Actif = Emplois (ce qu’elle possède) / Passif = Ressources (d’où ça vient). C’est du patrimoine, du stock et pas des flux.
  • L’on peut alors échanger plus facilement des reconnaissances de dette l’on voit la différence entre notre actif et notre passif et cela empêche les disparitions ou entrée inopinée de ressources, c’est plus clair.

 

Invention de la lettre de change (fin Moyen-Âge) :

  • Les banques prennent le risque (en échange d’intérêt) de ne pas être payé, et cela permet aux fournisseurs d’être payé maintenant ou de changer la monnaie, c’est un intermédiaire. Escompter une lettre de change (banquier) prend sur lui le risque de ne pas être payé, il lui fait crédit (avec un taux d’intérêt). Cela permet également d’accélérer les échanges car l’intermédiaire (la banque) permet une presque instantanéité de remboursements aux fournisseurs. Les banquiers peuvent avoir plus de passif (reconnaissance de dette) de leur client que d’actif, ils prêtent de la monnaie qu’ils n’ont pas pour l’instant, ils émettent des certificats disant qu’ils peuvent rendre l’argent mais pas tout de suite.
  • C’est les « billets de banque». Les banques privées auprès desquels on peut encaisser les billets.
  • Il a donc création de monnaie fiduciaire car le billet peut être échangé à un autre agent, tant que l’argent n’est pas remboursé (éteindre la dette initiale) à la banque, il y a création de monnaie.

 

  • Création monétaire = monétisation d’une créance.

Cette conclusion est l’une des choses les plus importantes à retenir ! Il y a aussi le système où la contrainte métallique est grande voir totale, c’est-à-dire que l’on ne peut créer en monnaie que ce que l’on détient en or principalement ou en autres métaux précieux pour éviter tout risque. Or de nos jours, la monnaie est la monétisation d’une créance, dès ce moment, le système monétaire est basé sur la confiance, l’on doit avoir confiance et ne pas douter du fait que la monnaie que l’on a entre les mains n’a aucune valeur car cela peut créer des paniques bancaires et autres mouvements de masse qui créeront de l’hyperinflation et destabiliseront toutes la société, les systèmes monétaires et les pouvoirs politiques en place, comme c’est le cas notamment au Vénézuela.

 

En espérant que cet article ai pu être un minimum instructif et ne contient pas trop d’erreur.

Pauline Tabouret, ancienne élève de terminale ES.

La crise de la solidarité

Solidarité, lien social, cohésion sociale, anomie, Durkheim, Robert Castel, inégalité sociale, économique, Etat providence …

Ce sont autant de thème abordés dans cette émission, le contenu est de près ou de loin lié à notre programme et surtout il met en relation tous les chapitres sans se borner à un sujet en particulier ! De plus, le format du dialogue rend le tout très accessible et sympathique.

Je vous recommande d’aller y jeter un œil, c’est que du positif pour les révisions du bac !

https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/entendez-vous-leco-du-jeudi-24-mai-2018

Le capital au XXI siècle de Thomas Piketty

Dans cet article je vais vous faire part d’une série de petites informations plus ou moins liées entre elles et toutes sorties du début de l’ouvrage de Thomas Piketty.

J’ai commencé à lire ce livre de presque 1000 pages pendant les vacances et j’en suis à peine au chapitre 2, mais pour autant ce livre est extrêmement intéressant et pas ennuyant comme le titre pourrait en rebuter plus d’un. Son atout majeur étant que l’écriture est très très simple et accessible à tous, chaque terme ou concept est expliqué et illustrer, il y a des graphiques et autres tableaux, c’est découpé en toutes petites rubriques ce qui laisse une facilité de lecture non négligeable (très agréable car moi par exemple je lis malheureusement très peu et c’est donc un plaisir de pouvoir s’arrêter et reprendre plus tard sans être perdu). De plus il aborde malgré son aspect très fermer de très nombreuses problématiques de nos cours de SES tels que la croissance, les inégalités, la méritocratie, la répartition des richesses etc. C’est pour cela que j’ai sélectionné au fil de ma lecture des petits éléments qui peuvent être intéressant pour mieux comprendre les choses ou des petites choses de culture générale que je ne connaissais pas.

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La répartition mondiale du PIB en 2012.

Quelques chiffres pour montrer les inégalités de revenu à l’échelle mondiale, je vais donner les chiffres en revenu mensuel par habitant car cette mesure de notre point de vue est beaucoup plus significative.

Europe = 1 800 euros  – Amérique = 1 620 euros – Asie = 520 euros – Afrique = 200 euros.

D’un point de vue mondial, chaque habitant de la planète disposerait de 760 euros par mois.

Pour autant on peut noter les inégalités mondiales avec les 2 extrêmes présents actuellement, ainsi on peut opposer des pays où le revenu moyen par habitant est de 150-250 euros par mois ( Afrique subsaharienne, Inde) à des pays où le revenu par habitant atteint 2 500- 3000 euros par mois ( l’Europe occidentale, l’Amérique du Nord, le Japon).

Ces chiffres permettent d’avoir des ordres de grandeurs à l’échelle mondiale.

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La loi de la croissance cumulée.

A l’horizon d’un an, une croissance de 1% semble très faible, presque imperceptible, on a presque l’impression d’une stagnation, mais cette loi nous montre qu’une croissance annuelle faible sur une très longue période produit à une progression considérable. Ainsi les hauts taux de croissance ne peuvent pas durer infiniment car ils auraient un impact immense sur les chiffres, comme ceux de la population. Par exemple, la population mondiale à progressé de 0,8% par an en moyenne entre 1700 et 2012, cela fait que la population mondiale a été multipliée par plus de 10, passant de 600 millions à 7 milliards.

Pour montrer l’importance de la croissance cumulée, on peut prendre deux exemples :

  • Une croissance a 0,5% par an représente une multiplication au bout de 30 ans par 1,16, mais au bout de 1000 ans par 147.
  • Une croissance a 2,5%, c’est à dire un taux de croissance assez commun aux pays développés, représente une multiplication par 2,10 au bout de 30 ans et par 52949930179 au bout de 1000 ans.

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La croissance permet la diversification des modes de vie. 

Ici je vais illustrer le déversement sectoriel, la tertiarisation des activités et en général les changements dans les modes de vie en mettant en rapport la croissance, le développement et l’emploi par secteurs d’activités pour la France et les Etats-Unis (comparaison 1800 – 2012).

Dans les deux cas, en 1800, la croissance était très basse voir presque inexistante alors qu’en 2012 les deux pays se sont développés. De ce fait l’on observe un transfert radical au sein des activités.

En France en 1800 – Agriculture = 64% – Industrie = 22% – Services = 14%.

En France en 2012 – Agriculture = 3% – Industrie = 21% – Services = 76%.

Le cas des Etats-Unis est lui presque plus frappant.

Au EU en 1800 – Agriculture = 68% – Industrie = 18% – Services = 13%.

Au EU en 2012 – Agriculture = 2% – Industrie = 18% – Services = 80%.

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La répartition mondiale du revenu, plus inégale que la production.

Cette info nous ramène au tout début de l’année quand l’on a vu que le PIB/hab avait pour défaut de ne être un bon indicateur du niveau de vie des habitants car il ne prenait pas en compte les revenus perçus de l’extérieur et prenait en compte les richesses créer au sein du pays. Or le revenu national/ hab permettait de remédier en parti à ce problème car il est mesuré de cette manière :

Revenu national = Production intérieur + revenus nets reçus de l’étranger (différence entre les revenus reçus de l’étranger et les reçus perçus de l’étranger).

C’est alors que l’on apprend qu’à l’échelle mondiale les revenus versés et perçus s’équilibre et on a alors Revenu mondial = Production mondiale.

Pour autant ce qui m’a choquer par la suite concerne l’Afrique et les pays colonisateur. On apprend que l’Afrique est structurellement possédés par les autres continents et donc que le revenu national dont dispose les habitants du continent africain est systématiquement inférieur a 5% à leur production intérieur, cela peut même aller jusqu’à 10% dans certaines régions. Ce qui est énorme et qui représente bien les inégalités et la difficulté de certaine régions à se développer. Ainsi l’on peut se questionner sur le rapport entre la croissance et le développement car une part importante des richesses créées partent dans la poche d’autres pays.

De la même manière l’on apprend qu’à la veille de la première guerre mondiale le Royaume Unis, le premier investisseur mondial a un revenu annuel de l’ordre de plus de 10% plus élevé que sa production intérieure.

On peut estimer qu’en 1913, les puissances européennes possédaient entre le tiers et la moitié du capital domestique asiatique et africain et plus des 3/4 du capital industriel.

Cette approche historique et économique nous permet de mieux appréhender les débats actuels et les différentes situations.

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En espérant que cet article aura pu vous apprendre certaines petites informations, si cela plait je pourrais en refaire d’autre au fil de ma lecture.

 

 

 

 

 

 

Compléter son cours de SES

Il m’a beaucoup été demandé comment je faisais pour réussir en SES et m’assurer de ne jamais avoir en dessous de la moyenne, dans mon cas c’est simple, je refais mon cours de SES à ma manière. Je vais donc comme on a pu me le demander, vous décrire comment je fais pour refaire mon cours. En espérant que cela puisse en aider certain !

  • Il faut avant tout beaucoup écouter en cours, prendre un maximum de note concernant la compréhension des mécanismes, des exemples, la lecture d’un graphique etc. car le but de reprendre son cours est de traduire des concepts plus ou moins abstrait avec des mots clairs et précis. Les professeurs nous permettent d’avoir une compréhension claire des concepts et arguments du chapitre, mais ils ne peuvent bien évidemment pas tout développer dans les détails et c’est la que notre rôle est important, il faut s’impliquer dans son cours.

 

  • En premier je regarde le plan global du manuel : Est-ce que les choix fait en matière de « dossier » « double page 1 / 2 » etc. me paraissent pertinent ? Est-ce que les documents permettent de répondre totalement à la problématique ? Qu’elle est l’idée générale que je dois tirer de cette page ?

Par exemple, dans le chapitre sur l’instabilité de la croissance, il y a une double page entière sur le chômage de masse, or j’ai jugé que pour moi c’était une simple conséquence et que je n’allais pas consacrer autant de place à cette partie. C’est un jugement entièrement subjectif.

Il ne faut pas oublier que l’on peut être critique envers le manuel, il n’est pas la vérité sur terre et surtout il n’est pas exhaustif, il se peut que certains points soient juste abordés vaguement là où personnellement je vois un argument important qui mériterait qu’on lui porte plus d’attention.

 

  • Il est donc important de montrer de la curiosité envers le programme, je sais que ça peut être dur, mais c’est le meilleur moyen de retenir et d’enrichir sa copie le jour du bac.

Par exemple, quand on étudie des sociologues, ici Camille Peugny, je suis allée me renseigner sur qui c’était, les livres importants concernant la mobilité sociale qu’il a écrit et surtout je suis allée voir une petite interview de lui car entendre un sociologue/économiste/politique etc. parler de ses « œuvres » est toujours plus simple pour la compréhension et plus bénéfique que seulement lire un petit extrait sans contexte. Pour autant il n’est pas forcément important de le faire pour tous, mais ça reste intéressant.

 

  • Ce que l’on me demande le plus, c’est comment je fais pour fabriquer mon propre plan. Tout d’abord je prends le plan du manuel, je l’analyse, je juge ce que je trouve important, ce qui me parait au contraire moins important, il m’arrive parfois de complétement retirer un dossier pour l’associer avec un autre car je trouve ça plus pertinent et plus simple. Après, je rends au plus simple possible les titres, par exemple « Le libre-échange génère des gains et des pertes pour le consommateur et le producteur » « Le protectionnisme, entre risque économique et opportunité » va plus simplement devenir « Avantages et inconvénients du libre-échange » « Avantages et inconvénients du protectionnisme » ce qui permet de ne pas me borner dans ce que je vais mettre dans ces parties.

Généralement je garde les grandes questions des dossiers parce qu’elles résument bien ce que le programme de l’éducation nationale demande. Il m’arrive également d’aller voir sur Internet d’autre cours, mais je me restreins uniquement au site « kartable » car sur internet il y a beaucoup trop d’information et c’est source de prise de tête car tout n’est pas nécessaire. Je me fis aussi quelques fois à mes fiches-bac acheter à Cultura, dans un soucis d’être le plus exhaustif possible mais généralement c’est peu concluant, ils sont souvent à côté des notions vraiment importante et en disent trop ou pas assez.

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Voila un exemple de comment se présente mon cours.

  • Après que les grandes parties sont établies, il faut établir les tirets, les arguments. C’est là que le travail personnel va vraiment être très important et que le cours du prof va entrer en jeu. Pour trouver les arguments, il faut ANALYSER les documents, c’est hyper important, pas juste les lire comme on a pu le faire en cours, il faut les lire, les analyser, se poser la question de ce qui est important, ce qui l’est moins et en sortir le principal. En classe, on survole les documents, surtout les textes, parce que sinon il nous faudrait 3 ans pour finir le programme, c’est là que chez soi il faut prendre le temps de bien les lire car ce sont des arguments important du chapitre. Il est parfois nécessaire de rechercher sur internet des compléments, ça enrichie le document.

Personnellement, je porte beaucoup d’importance aux auteurs des textes, car ce qu’ils écrivent sont en général leur thèse et c’est toujours enrichissant de pouvoir expliquer un phénomène et l’illustrer par son auteur. Je peux par exemple citer Michel Pinçon et Monique Pinçon Charlot qui parle de la perte de la conscience de classe et de la montée de l’individualisme dans nos sociétés, ces petits détails peuvent permettre de donner plus de valeur à la copie car cela montre que vous avez éprouvé de l’intérêt pour le chapitre et les concepts.

Il faut se dire que ceux qui réussiront le mieux ne sont pas forcément ceux aillant le plus de culture générale mais surement ceux qui auront exploité le chapitre dans ces moindres recoin et qui auront compris l’enjeu des mécanismes.

 

  • Par sécurité, dans mes fiches je mets toujours un « résumé livre » où je copie bêtement le résumé du livre qu’il y a à la fin du chapitre, ça me permet de me rendre compte que j’ai bien traité les enjeux de la partie et que je ne suis pas hors sujet.

Je prends également les documents statistiques, les graphiques, tableaux, et je sors des chiffres pour les écrire sur mes fiches, ça permet de recoller à la réalité et ça permet de bosser l’EC2/3 voir même la dissertation.

Il est aussi hyper important de recopier les notions du livre ! Et les apprendre même si j’ai du mal personnellement mais au moins les connaitre.

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Je finis donc par pouvoir résumer la cours que je viens de faire de cette manière. C’est ce que j’appelle un « plan détaillé », c’est plus simple pour apprendre mais voila en gros voici sous quelle forme se présente mon plan.

  • Bon maintenant il faut aborder le temps. Je mets ENORMEMENT de temps pour faire ce que je fais actuellement. Je dirais que pour résumer un chapitre il me faut en générale plus d’une vingtaine d’heure, c’est aussi stressant parce que si je ne résume pas rapidement je prends du retard sur les chapitres en cours etc, mais personnellement ça met extrêmement bénéfique, autant dans l’apprentissage que dans la compréhension car ça nous permet de revenir sur le cours du prof et comprendre toutes les notes que l’on a prise. Je dirais que c’est un sacrifice nécessaire, au premier trimestre j’ai eu 17.5 de moyenne en SES uniquement grâce au travail que je fais pour mes fiches.
  • De plus, en simplifiant les cours, vous vous rendrez compte que de nombreuses dissert et EC3 viennent se caler sur le plan du cours et peu de modifications sont nécessaire, c’est un gain de temps énorme. Sans compter qu’à force de faire ses propres plans, de se montrer critique etc, on finit par avoir des réflexes et au fur et à mesure tout devient plus simple. C’est un avantage non négligeable le jour du bac.

 

  • En résumer, il faut s’intéresser au cours, ne pas se perdre sur internet, exploiter le manuel à fond mais rester critique, se focaliser sur les mécanismes et ne pas négliger des parties du cours car les ec3 et ec1 peuvent se montrer très pointu juste sur une petite partie du cours aborder et qu’on a oublié, lors de contrôle on entend toujours des « mais on a jamais parler de ça dans le cours !! » alors que si, c’est l’avantage de faire un point sur quasiment chaque document, on ne peut pas passer à côté de l’essentiel.

 

J’espère que cela aura pu vous aider et je vous souhaite de réussir au maximum avec votre propre technique car la mienne peut-être un peu trop lourde pour certain mais dans mon cas ça marche et c’est un mal pour un bien car visant la mention très bien je dois réussir absolument l’épreuve de SES ! Encore une fois, n’allez pas vous tuer au travail si cette technique ne parait pas bénéfique pour tous, c’est comme les mémoires visuelles, auditives etc. toutes les techniques sont différentes et aucune n’est meilleure qu’une autre tant qu’elle nous correspond.

Bonne soirée et bon courage !

La stratification sociale selon Marx et la théorie marxiste.

  1. La stratification sociale selon Marx et la théorie marxiste.

Qui est Karl Marx?

  • C’est un penseur et économiste allemand (1818-1883) pour qui la lutte des classes (exploitants et exploités) est le moteur de l’histoire.
  • Il a vu la montée des classes ouvrières due à la révolution industrielle en Allemagne et donc le nombre d’ouvrier augmenter exponentiellement.

La théorie marxiste.

  • Pour Marx il y a une évolution dans le temps des systèmes économiques, chacun se caractérisant par des modes et des rapports de productions différents.
  • Pendant un certain temps le système fonctionne mais progressivement les rapports de production entres les forces productives deviennent de + en + conflictuels.
  • Le mode de production fonctionne de moins en moins bien, les crises se multiplient et le mode de production est alors remplacé par un autre.
  • C’est ce que démontre Marx à propos du mode de production capitaliste, il sera forcément remplacé par le mode de production communiste et ça sera la fin de l’histoire.

Les points clés de la théorie marxiste.

  • Il existe uniquement comme stratification sociale dans le mode de production capitaliste 2 classes sociales selon sa position économique, sa place dans le système de production, c’est des forces de production :

-> Les capitalistes/bourgeois = Fournissent le capital.

-> Les prolétaires = Fournissent leur force de travail.

  • La structure sociale est bipolarisée.

La théorie de l’exploitation met en lumière l’exploitation des prolétaires par les capitalistes.

  • Les rapports entre les individus reposent sur des rapports de salariats, les capitalistes sont alors la classe dominante laquelle verse les salaires et rend dépendants les travailleurs.
  • De ce fait, les capitalistes sont en mesure  d’exploiter les travailleurs.

Il se base pour l’expliquer sur la théorie de la valeur travail et de la plus-value.

  • La valeur d’un bien dépend de la quantité de travail (socialement) nécessaire pour le produire.
  • Marx détermine donc la valeur d’une heure de travail = Salaire. (20$/h)
  • Il considère que le travailleur a besoin de tant de valeur « d’heure de travail » (3) pour être capable de travailler un certain nombre de d’heure (8h). Donc son salaire sera égal à la valeur d’une heure de travail x le nombre d’heure nécessaire pour pouvoir travailler toute la journée (20×3 = 60$).
  • La valeur de ce qui est produit par le travailleur est donc égale au prix de son travail, s’il travaille 8h alors 20×8 = 160$.
  • Le rapport entre la valeur des biens produits et la valeur de la force de travail = Plus-value (160-60 = 100$).
  • Ce sont les capitalistes qui s’approprient ce surplus, c’est ce que Marx qualifie d’exploitation.

Cette exploitation se renforce avec le système capitaliste qui pousse à la concurrence:

  • Entre les entreprises:

-> Condamnées à tout faire pour survivre, elles doivent accumuler un max de capital pour être plus fortes face à la concurrence.

-> Il faut donc augmenter leurs bénéfices, leurs plus-values.

-> Augmenter la journée de travail des prolétaires.

-> Réduire les salaires le plus possible (Même si pour Marx il y a un « salaire de subsistance », il faut que les ouvriers puissent survivre sinon c’est contreproductif).

-> Réduire les pores = Petites pauses qui permettent de récupérer.

  • Entre les travailleurs:

-> Ils se soumettent aux capitalistes car il y a une « armée industrielle de réserve » = Chômeurs et donc ils doivent accepter cette exploitation sinon ils sont remplacés et n’ont plus rien.

-> Forte concurrence entre chômeurs et salariés.

  • Le système capitaliste exploite les prolétaires de plus en plus et les empêche de se rebeller à cause de la concurrence avec les chômeurs.

Donc pour Marx il y aura inévitablement des crises de surproduction.

  • On accumule toujours plus de capitaux.
  • L’offre ne cesse d’augmenter mais il n’y a pas d’augmentation de la demande car les principaux agents économiques sont exploités et ont donc un pouvoir d’achat très faible.

Marx met en évidence les contradictions du système capitaliste qui enrichie une petite partie de la population au dépens de la majorité détenant le pouvoir d’achat.

Une révolution des prolétaires est inévitable.

  • Ces deux classes sociales ont donc des intérêts antagonistes.
  • C’est pour cela que selon Marx le système capitaliste est voué à l’échec.

Cet antagonisme va engendrer une lutte des classes.

  • Les prolétaires vont être victorieux car beaucoup plus nombreux que la classe dominante (les capitalistes) et détiennent la force de travail.
  • Il faut pour cela que les prolétaires prennent conscience de leurs intérêts communs et qu’ils peuvent lutter contre leur exploitation par les capitalistes = Conscience de classe = Classe pour soi.

Karl Marx veut remettre en cause l’ordre social.

En espérant que cet article a pu permettre de mettre au clair tout l’enjeu de la pensée de Marx vis à vis de la stratification sociale et qu’il puisse permettre de réviser avant le bac !

Le déversement sectoriel

L’ on remarque que la structure socioprofessionnelle a énormément évolué depuis 1935. On peut le démontrer au travers de quelques chiffres.

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(C’est un tableau résumant le graphique p161 du manuel.)

-> Bouleversement de la structure sociale en France.

Cette évolution peut en partie s’expliquer par le déversement sectoriel.

C’est une théorie économique indiquant que des progrès techniques améliorant la productivité engendrent un transfert (déversement) des emplois d’un secteur d’activité vers un autre. Cette thèse est formulée par l’économiste et démographe français Alfred Sauvy.

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L’une des causes peut-être que si la demande diminue alors la productivité par tête diminue, la « rentabilité » des travailleurs diminue car le coût salarial unitaire augmente, ce qui engendre des licenciements ou un gel des embauches, les emplois diminuent, donc ils vont chercher du travail ailleurs, dans un autre domaine.

 

Cet article est issu de ma propre compréhension en cours de SES et de mes travaux personnels, les schémas sont faits par moi-même donc il se peut que des choses soient fausses ou maladroites car à la base c’est issu de mes feuilles de révision pour le bac et donc s’adresse à moi seule. Si ce genre de petit article plait je pourrais en faire d’autres dans le même genre si ça peut aider la compréhension de petite notion comme celle-ci.

Pauline Tabouret.